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Samedi 29 Aout à 3 heures 30 Encore une journée de passée. Journée bien occupée, comme toute les autres. Il faut que j'aille en forêt, me ressourcer un peu. J'adore la forêt. Lorsque j'y vais, j'y passe de longues heures, seule. Quand je reviens, j'ai des regrets, de ne pas avoir pu y rester davantage, mais les heures passant, je dois bien rentrer. Je pense y retourner, je recommence à fuir la réalité, il est donc temps. Chaque fois que je la fuis, c'est qu'il est temps pour moi d'y retourner, afin de retrouver des forces pour recommencer à l'affronter. Il me dit que je devrai y aller plus souvent et pas seulement quand je n'ai plus de force. Il aimerai que je ménage plus, que je dorme plus, que je me détende, ce que je suis incapable de faire. Rester sans rien faire, même une journée, c'est trop me demander. Si je fais ça, rien n'avance, du moins j'en ai le sentiment, ce que lui pense ridicule car il estime qu'une journée de repos ne me tuera pas. Il ne s'inquiète pas pour moi, mais il n'aime pas du tout la façon dont je me traite. Il est vrai que j'ai poussé le bouchon un peu loin, au point d'avoir des douleurs dans la poitrine et de devoir prendre une semaine de vacances forcée chez mes parents afin de me détendre et que les douleurs partent. Mais je recommence. Je ne vois pas pourquoi je m'arrêterai. Oui, j'ai eu mal dans la poitrine, mais ça ne me stoppe pas. Je n'arrive pas à me soucier de ce que mon corps peux vivre, supporter ou ressentir. Même lorsque je me détends devant ma fenêtre sur le monde, je finis par me remettre au travail au bout de quelques minutes. |
